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Signalétique et affichage dynamique : les tendances 2023 à connaître

Par Arthur VIOLEAU ·
Signalétique et affichage dynamique : les tendances 2023 à connaître
Photo : Darlene Alderson / Pexels

En 2023, l'affichage dynamique se concentre sur quatre axes : la sobriété énergétique, les contenus pilotés par la donnée, le wayfinding numérique qui oriente les visiteurs et une intégration plus discrète des écrans. La tendance de fond n'est plus d'afficher davantage, mais d'afficher juste, au bon endroit et au bon moment.

Quelles tendances structurent l'affichage dynamique en 2023 ?

Quatre mouvements dominent l'année. La consommation des écrans devient un critère de choix, l'automatisation des contenus par la donnée gagne du terrain, le wayfinding numérique s'installe dans les lieux recevant du public et l'écran se rapproche du mobile. Ils partagent une même logique : plus d'utilité, moins de gaspillage d'attention comme d'énergie.

  • La sobriété énergétique : réduire la consommation d'un parc allumé toute la journée.
  • Les contenus pilotés par la donnée : des écrans qui se mettent à jour seuls à partir de sources fiables.
  • Le wayfinding numérique : orienter et informer le visiteur dans un hall, un musée ou une mairie.
  • L'interactivité maîtrisée : tactile, QR code et passerelle vers le smartphone, quand cela a un sens.

Pourquoi la sobriété énergétique redessine-t-elle les écrans ?

Parce qu'un réseau d'écrans reste allumé de longues heures et pèse sur la facture. Le contexte énergétique de 2022-2023 a fait de la consommation un vrai sujet de décision, au même titre que la luminosité ou la fiabilité. La bonne nouvelle : réduire la dépense n'oblige presque jamais à sacrifier l'usage.

  • Programmer les plages horaires : éteindre les écrans hors des heures d'ouverture plutôt que de les laisser en continu.
  • Ajuster la luminosité : un capteur de lumière ambiante baisse automatiquement l'intensité la nuit ou par temps couvert, ce qui économise et prolonge la dalle.
  • Exploiter la veille profonde des écrans professionnels récents, bien plus sobre que le simple écran noir.
  • Réserver l'e-ink aux contenus figés : un panneau de porte ou un plan qui bouge peu consomme une fraction d'une dalle rétroéclairée.

L'erreur serait de rogner la luminosité au point de rendre l'écran illisible en vitrine : l'économie se pilote, elle ne s'improvise pas.

Comment le wayfinding numérique transforme-t-il les lieux publics et culturels ?

Le wayfinding numérique remplace les plans papier figés par des écrans qui orientent le visiteur en temps réel : plan interactif, direction des salles, programme du jour. En musée, en médiathèque ou en mairie, il fluidifie l'accueil, réduit les demandes au personnel et s'adapte à un événement en quelques secondes.

  • Plans interactifs et bornes tactiles : le visiteur cherche une salle, une exposition ou un service et obtient l'itinéraire.
  • Multilingue et accessibilité : bascule de langue, contraste renforcé, hauteur de borne adaptée aux personnes à mobilité réduite.
  • Mise à jour immédiate : un créneau déplacé, une salle fermée ou un vernissage s'affichent sans réimprimer la moindre affiche.

Dans un site patrimonial, la contrainte s'inverse : l'écran doit se faire oublier. L'expérience d'AVMD sur des lieux classés comme le Cloître des Cordeliers à Saint-Émilion montre qu'une intégration réussie respecte d'abord l'architecture. Aux portes des salles, le wayfinding se prolonge naturellement avec des écrans de réservation de salle qui affichent l'occupation en temps réel.

Pourquoi les contenus pilotés par la donnée deviennent-ils la norme ?

Parce qu'un écran qui affiche toujours la même chose devient invisible en quelques jours. En 2023, les logiciels de gestion de contenu savent puiser dans des sources vivantes et déclencher l'affichage selon le contexte. Résultat : des messages toujours à jour et une charge éditoriale allégée pour les équipes.

  • Flux automatiques : météo, agendas partagés, actualités, indicateurs d'activité ou horaires de transport s'affichent sans intervention manuelle.
  • Déclencheurs contextuels : le contenu change selon l'heure, la zone ou l'affluence, pour rester pertinent là où le regard se pose.
  • Tableaux de bord en temps réel : production, files d'attente ou objectifs commerciaux, utiles en atelier comme en salle de supervision.

Cette automatisation ne remplace pas une ligne éditoriale ; elle la sert. Elle suppose un réseau et des systèmes de diffusion de contenu capables de dialoguer avec vos outils métier.

DOOH et interactivité : jusqu'où pousser l'écran en 2023 ?

Le DOOH, ou affichage extérieur numérique, et l'interactivité tactile font parler d'eux, mais tout ne se justifie pas. Le tactile a du sens là où le visiteur cherche activement une information ; ailleurs, un écran diffusant reste plus efficace. La règle : partir de l'usage réel, jamais de la nouveauté technique.

  • DOOH et retail media : diffusion programmée en vitrine ou en point de vente, valorisation d'offres et d'ambiances plutôt que catalogue statique.
  • Passerelle vers le mobile : un QR code prolonge l'écran sur le smartphone (menu détaillé, plan, prise de rendez-vous) sans surcharger l'affichage.
  • Tactile ciblé : borne de consultation, catalogue interactif ou wayfinding, là où l'utilisateur veut agir.
  • Mesure d'audience anonyme : compter les passages pour ajuster les contenus, dans le respect de la vie privée.

Comment adopter ces tendances sans refaire tout son parc ?

La plupart de ces évolutions passent par le logiciel et les réglages, pas par un remplacement d'écrans. On priorise le levier qui sert un objectif clair, on l'active sur une zone témoin, puis on étend. C'est la démarche la moins coûteuse et la plus sûre pour éviter les fausses bonnes idées.

  • Suivre la mode sans objectif : poser du tactile ou du DOOH parce que « ça se fait » mène à un investissement inutilisé.
  • Sacrifier la lisibilité à l'économie : une luminosité trop basse rend l'écran inutile, surtout près d'une vitrine.
  • Négliger la gouvernance de contenu : même automatisé, un réseau a besoin d'un responsable qui tient la ligne éditoriale.
  • Oublier la discrétion : dans un lieu d'accueil ou patrimonial, un écran mal intégré dénature l'espace qu'il devait servir.

Questions fréquentes

L'affichage dynamique consomme-t-il beaucoup d'énergie ?

Un écran professionnel allumé toute la journée a un coût réel, mais très maîtrisable. La programmation horaire, la baisse automatique de luminosité et la veille profonde réduisent nettement la consommation, sans dégrader l'usage. Pour les contenus qui bougent peu, l'e-ink abaisse encore la dépense.

Qu'est-ce que le DOOH ?

Le DOOH (digital out-of-home) désigne l'affichage numérique en extérieur ou en lieu de passage : vitrines, halls, points de vente. Il permet de programmer des contenus par plage horaire et de les faire varier selon le contexte, là où l'affiche papier restait figée.

Le wayfinding numérique convient-il aux petits établissements ?

Oui, à condition de le dimensionner. Une seule borne bien placée à l'entrée peut suffire à orienter les visiteurs d'une mairie, d'une médiathèque ou d'un cabinet. L'intérêt tient moins au nombre d'écrans qu'à la pertinence du plan et à la mise à jour en temps réel.

Faut-il du tactile sur tous les écrans ?

Non. Le tactile se justifie quand le visiteur cherche activement une information, comme sur une borne de wayfinding ou un catalogue. Pour de la diffusion d'accueil ou de communication interne, un écran non tactile reste plus simple, plus robuste et moins coûteux à entretenir.

Les tendances 2023 convergent vers un affichage plus utile et plus sobre, piloté par la donnée et pensé pour le lieu : pour bâtir ou faire évoluer un réseau qui suit ce cap, appuyez-vous sur nos systèmes de diffusion de contenu ou échangez avec notre équipe en Île-de-France.

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